Reconnaître les signes du manque de sommeil

Un sondage réalisé par BVA en 2009 pour l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV) nous révèle que le temps consacré à notre sommeil a diminué de 1h30 en 50 ans. Évolution des modes de vie, accroissement des loisirs, pression plus importante au travail sont autant de facteurs conduisant les individus à diminuer, souvent involontairement, leur temps de sommeil. Notre corps sait nous alerter lorsque la carence en sommeil peut nuire à notre équilibre. Tour d’horizon des signes à ne pas négliger.

Troubles de la concentration

Baisse de la vigilance, de l’attention et allongement des temps de réaction sont des signes évidents de manque de sommeil. Au-delà de la gêne que ces troubles peuvent générer dans notre vie quotidienne, les conséquences peuvent être désastreuses pour des personnes exerçant des professions à risques. Les privations de sommeil ont été mises en cause dans de célèbres  catastrophes industrielles tels que l’accident de la centrale nucléaire de Tchernobyl, le naufrage du pétrolier Exxon Valdez, etc.

 

Troubles de la mémoire

Le sommeil joue un rôle primordial dans notre capacité de mémorisation. De nombreuses études ont démontré que pendant le sommeil, les informations enregistrées pendant la journée sont rejouées, permettant leurs consolidations sur le long terme. Une privation de sommeil altère notablement cette aptitude.

 

Augmentation du stress, trouble de l’humeur

« Se lever du pied gauche », « être mal luné »…autant d’expressions connues de tous,  traduisant un réveil difficile, souvent lié à un sommeil de moindre qualité. Humeur détestable, irritabilité voire anxiété en sont souvent les conséquences. Les privations de sommeil vont également favoriser et aggraver des états dépressifs. Un comble quand on sait que le stress lui-même va augmenter les troubles du sommeil. Un cercle vicieux à briser au plus vite !

 

Augmentation de l’appétit

Il est avéré que le manque de sommeil stimule la sensation de faim. Des études ont même  démontré que la privation de sommeil doublait les risques d’obésité. Les causes sont hormonales : en état de manque de sommeil, l’estomac va augmenter sa production de Ghréline, une hormone qui stimule l’appétit. Dans le même temps, nos cellules graisseuses vont sécréter moins de Leptine (l’hormone de la satiété).

 

Troubles de la motricité

Les sportifs de haut niveau savent à quel point le sommeil est prépondérant dans leur exigeante préparation physique. Réflexes diminués, affectant la rapidité, précision des gestes altérée, équilibre amoindri… voici quelques exemples de troubles de la motricité provoqués par un déficit de sommeil. Des troubles de l’élocution peuvent également apparaitre.

 

Trouble de la vision

En situation de carence en sommeil, il a été démontré que la mise au point visuelle pouvait être altérée. La détection des images périphériques devient alors plus difficiles, pouvant provoquer des déformations visuelles, voire dans des cas plus extrêmes des hallucinations.

 

En conclusion, il apparaît évident que l’accumulation d’une dette de sommeil peut avoir des effets directs sur notre santé. Il n’est d’ailleurs pas rare de constater que les personnes en manque de sommeil tombent plus souvent malade. Prendre soin de son sommeil, c’est avant tout prendre soin de soi !

 

 

 

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