Le mythe d’une vie sans dormir

Ne jamais avoir à dormir…voilà un fantasme qui hante de nombreuses personnes, et pas forcément uniquement des super-héros de cinéma. Sportifs de haut niveau (les navigateurs, notamment), travailleurs de nuit ou occupant des postes nécessitant une concentration extrême, militaires…ou tout simplement parents trouvant les journées de 24h trop courtes ! Malheureusement, ce fantasme demeurera un mythe.

 

 

Une possibilité étudiée de près par la médecine

Si l’on excepte les très rares cas de personnes atteintes de troubles leur permettant de vivre quasiment sans sommeil (rarement sans conséquences néfastes), l’homme, de manière totalement naturelle, aura toujours besoin de sommeil. Pourtant, notre résistance au sommeil peut être véritablement impressionnante : en 1963, Randy Gardner est parvenu à rester 11 jours sans dormir une seule seconde, ce qui est encore aujourd’hui le record absolu. Il aurait tout récupéré en 2 nuits de sommeil.

L’éthique médicale ne permet plus la réalisation de telles expériences. Par contre, les recherches se sont davantage orientées vers une médication permettant de diminuer la quantité de sommeil chez l’homme. Le début des années 2000, notamment, a vu l’apparition de médicaments américains allant jusqu’à vanter « un style de vie pour une société privée de sommeil 24 heures sur 24, sept jours sur sept ».

Les scientifiques français se sont toujours gardés de telles conclusion, admettant tout a plus que les effets de la privation de sommeil et les moyens ­ médicamenteux ou autres ­ de les atténuer étaient certes de mieux en mieux connus, mais sans aller au-delà.

 

Ne pas dormir demeure un problème

Les symptômes de la privation de sommeil sont nombreux, des troubles de l’humeur ou de la concentration jusqu’à des perturbations plus sévères, voire des pathologies relativement graves.

C’est une question bien connue notamment des militaires, comme l’explique Didier Lagarde, médecin au Service de santé des armées, qui a conduit de nombreuses études sur le sommeil : «Les perturbations deviennent significatives à partir de la 26e heure d’éveil continu. Après 48 heures, les performances baissent d’environ 30-40 % et la dégradation atteint 50 % au-delà de 60 heures.»

 

 

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