Le manque de sommeil, une catastrophe sanitaire

Le constat semble alarmant, mais c’est l’Organisation mondiale de la santé qui établit ce diagnostic. La tendance du manque de sommeil semble ne jamais vouloir s’inverser, malgré les connaissances scientifiques accrues sur ce que certains chercheurs n’hésitent pas à qualifier de véritable enjeu de santé publique. Des scientifiques de renom se mobilisent pour cette cause mondiale.

 

 

« Une catastrophe sanitaire »

Matthew Walker est professeur en neurosciences et directeur d’un laboratoire consacré au sommeil à l’université de Berkeley. A l’occasion de la publication de son ouvrage « Pourquoi nous dormons », il insiste sur les bienfaits trop négligés du sommeil. D’après lui, les deux tiers des adultes dans les pays développés ne donnent pas assez d’importance à ce besoin pourtant vital. C’est d’autant plus étonnant car c’est aussi cette population qui est la mieux informée des conséquences du manque de sommeil.

D’après le scientifique, la raison est très probablement une absence de prise en compte sérieuse, « l’oubli le plus évident du discours sanitaire contemporain », alors que « l’impact de la destruction du sommeil se révèle être une catastrophe pour notre santé, notre espérance de vie, notre sécurité, notre productivité et l’éducation de nos enfants ».

 

Une science trop récente ?

Matthew Walker explique également que la science, si elle a énormément progressé dans ce domaine aujourd’hui, a longtemps évité le sujet : il y a à peine vingt ans, « personne ne savait vraiment pour quelle raison nous avions besoin de dormir, ni quelle était l’action du sommeil ». De nombreuses découvertes scientifiques décisives en la matière ont permis d’éveiller les consciences du corps médicales, notamment, qui de nos jours est bien plus impliqué sur le sujet.

Néanmoins, il semble que le message ne passe encore pas totalement auprès des populations concernées. La faute sans doute à une pression sociale encore trop forte, entre autres. Les autorités sanitaires, par ailleurs, tardent à mettre en place de véritables campagnes d’ampleur permettant de sensibiliser davantage.

Les scientifiques en sont convaincus : le sommeil demeure un des plus grands enjeux de santé publique de ces prochaines années.

 

 

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