Le manque de sommeil est dangereux pour la santé

Voilà une affirmation qui n’étonnera plus grand monde…mais à quel point mesurons-nous réellement l’impact du manque de sommeil sur notre santé ? Au-delà des petites fatigues quotidiennes, l’homme contemporain appréhende-t-il à sa juste mesure les risques encourus en cas de manque de sommeil chronique ?

 

 

Les professionnels de la santé nous alertent

Ils sont de plus en plus nombreux à tirer la sonnette d’alarme. C’est notamment le cas de Sylvie Royant-Parola, psychiatre et spécialiste du sommeil : « Le sommeil est le moment essentiel où l’homme se reconstruit, se répare au niveau physique, intellectuel, et consolide l’acquisition de son apprentissage… ».

Nous avons tous tendance à ne remarquer que les effets immédiats du manque de sommeil : fatigue en journée, somnolence entraînant des risques d’accidentologie… Mais c’est mettre de côté trop rapidement « tout ce qui ne se voit pas », nous rappelle le docteur Royant-Parola : « tout ce qui arrivera beaucoup plus tard, comme les troubles cardio-vasculaires, avec l’hypertension, des accidents vasculaires cérébraux, et parfois, quand d’autres pathologies sont associées comme par exemple les apnées du sommeil, des risques d’infarctus et de troubles métaboliques comme le diabète… ». Plus grave, des liens ont récemment été établis avec la survenue de certains types de cancer, ceux dits hormono-dépendants : cancer du sein et de la prostate.

 

Des conséquences sous-estimées…dès le plus jeune âge

1 adulte sur 3 souffrirait de troubles du sommeil. Les enfants aussi sont concernés : une récente étude a mis en lumière le fait que les enfants de 3 à 5 ans dormaient 20mn de moins en moyenne aujourd’hui que dans les décennies précédentes. La conséquence directe est que chez ces enfants en déficit de sommeil, l’apprentissage peut être impacté de manière significative. Les prises de poids sont également plus fréquentes, l’obésité infantile ayant dans le même temps progressé. Souvent, les enfants ayant connu tôt des troubles du sommeil auront plus de mal à lutter contre à l’âge adulte.

Rappelons-le, l’apprentissage du sommeil débute dès le plus jeune âge, et cette éducation se poursuit jusqu’à l’âge adulte, avec notamment une règle simple mais essentielle : la régularité ! Régularité des heures de coucher, mais aussi important, des heures de lever, régularité de la pratique d’une activité physique, etc.

 

 

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