Le co-sleeping ou l’art de dormir à deux

Le co-sleeping, ce néologisme se traduisant tout simplement par le fait de dormir à deux, est aujourd’hui remis en question par les nouvelles générations qui n’hésitent pas à renier des décennies de tradition. Dormir à deux serait en effet souvent incriminé pour justifier de mauvaises nuits. Et si dormir à deux s’apprenait ?

 

 

Un phénomène fréquent ?

Il semblerait que la gêne occasionnée par le sommeil à deux soit devenue une véritable préoccupation pour certaines personnes, à tel point que des études ont même été récemment consacrées à ce que l’on pourrait qualifier de phénomène. Si l’on en croit Joëlle Adrien, neurobiologiste et Présidente de l’Institut du Sommeil et de la Vigilance à l’hôpital de l’Hôtel Dieu à Paris, dormir à deux peut s’avérer positif comme négatif, selon les points de vue : «Psychologiquement, c’est mieux de dormir à deux mais physiologiquement, on récupère mieux seul, explique Joëlle Adrien. Le sommeil est avant tout une histoire individuelle, un plaisir solitaire. Il faut être dans sa bulle, déconnecté de tout».

Pourtant, une autre étude approfondie initiée par l’Université de Pittsburgh relate que dormir avec son partenaire ne peut être que bénéfique pour la santé. Il est notamment avéré que les couples adeptes du co-sleeping produisent davantage d’ocytocine, l’hormone de la confiance, de l’apaisement et du sentiment amoureux. L’étude va plus loin en affirmant que la complicité d’un couple se traduit par la synchronisation du sommeil.

 

Apprivoiser le sommeil à deux

Et si dormir à deux passait d’abord par une phase d’apprentissage ? Une literie de qualité, adaptée au besoin de confort de chacun, sera une des conditions premières vous garantissant de belles nuits. Cet aspect matériel peut être réellement décisif si l’on partage son lit avec un dormeur agité, ou ne supportant pas la même température que nous. Un bon conseiller literie saura trouver le modèle qui vous convient, avec les options adaptées.

Si cela ne suffit pas, quelques dispositions peuvent contribuer à améliorer votre sommeil en commun, d’après Joëlle Adrien. Il faut tout d’abord en parler : oser dire à l’autre qu’il nous gêne ou qu’on préfère dormir seul(e) n’est pas une preuve de désamour ou un signe d’infidélité. Garder ses distances, afin notamment de préserver sa niche thermique individuelle, est une solution de plus en plus prisée. Pourquoi par exemple ne pas adopter les lits jumeaux typiquement anglo-saxons ? Mais la meilleure solution restera d’investir dans un lit King Size, voire même deux couettes individuelles comme dans les pays nordiques. Il est en effet prouvé qu’une literie de grande largeur améliore le sommeil profond.

 

 

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