Des solutions anti-ronflement efficaces

D’après le docteur Jacques Grosbois, dans son ouvrage « Apnées, ronflements et troubles du sommeil », « Au-delà de 40 ans, 60 % des hommes et 40 % des femmes ronflent un peu, épisodiquement. Mais seulement 25 % des hommes et 15 % des femmes souffrent d’un ronflement important pathologique, appelé rhonchopathie chronique ». Une très large partie de la population est donc concernée, si l’on considère en plus la gêne occasionnée par les ronflements auprès des proches. Des solutions à la portée de tous existent. En voici quelques-unes.

 

 

Une bonne hygiène de vie

Cela commence par le fait de surveiller son poids, la surcharge pondérale étant en effet la principale cause du ronflement. Le ronflement peut ainsi être considéré comme un signal de votre organisme permettant de vous alerter contre une prise de poids que l’on aura négligée.

Eviter l’alcool en soirée est également recommandé. L’alcool a un effet sédatif sur les tissus, favorisant les vibrations de la luette et des tissus du palais, générant donc le ronflement. Sensiblement pour les mêmes raisons, il est conseillé de limiter les somnifères et autres tranquillisants qui agissent sur la tonicité des tissus.

Avant de se coucher, une simple décongestion du nez peut se révéler très efficace. L’utilisation d’un humidificateur, la pratique d’inhalations à base de plantes, voire la prescription de médicaments décongestionnants sont des solutions.

 

Adopter de meilleures habitudes de sommeil

Dormir sur le ventre prévient en partie du ronflement : la langue se positionne plus en avant et favorise le passage de l’air. Cela est surtout valable pour les ronfleurs « modérés ».

Veiller à dormir avec la tête surélevée est vivement recommandé. Le choix de votre oreiller est donc primordial. Les oreillers anti-ronflements peuvent donc être une alternative, même si leur efficacité varie d’un modèle à l’autre. Ils sont néanmoins appréciables en complément d’autres solutions.

 

Les prothèses et la chirurgie

La prothèse dentaire, réalisée sur mesure par votre dentiste, permet de faire avancer la mâchoire inférieure et la langue, favorisant donc un passage de l’air optimal. Le dispositif est moins invasif qu’il n’y paraît, et son efficacité est démontrée.

En cas d’échec des solutions les plus courantes et les plus simples à mettre en œuvre, les ronfleurs se tourneront parfois vers la chirurgie. Celle-ci s’attachera à élargir l’espace de circulation de l’air en supprimant les tissus faisant obstacle. Outre la chirurgie classique sous anesthésie générale, il est possible d’avoir recours à la chirurgie laser, qui a l’avantage de se pratiquer sous anesthésie locale. Plus récemment, la radio-fréquence connaît un succès grandissant : pratiquée également sous anesthésie locale, elle consiste à délivrer un courant sur le muscle du voile qui provoque sa rétraction et sa rigidification.

 

 

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