Comment devenons-nous insomniaques ?

20 % des adultes français seraient concernés par l’insomnie à un moment ou à un autre de leur vie. Si on a longtemps considéré que ce trouble du sommeil était juste le symptôme de pathologies diverses et difficiles à identifier, la médecine en a modifié sa perception depuis environ deux décennies. Aujourd’hui, l’insomnie est en effet reconnue comme une véritable maladie, dont on comprend de mieux en mieux les causes.

 

 

Les causes d’insomnie identifiées

Les troubles insomniaques apparaissent souvent, chez les individus concernés, de manière épisodique. Ils sont souvent liés à des passages difficiles de la vie, des expériences traumatiques ou tout simplement des périodes de stress importants. Il s’agit donc pour partie de troubles passagers, tout au plus de quelques semaines. Quand l’insomnie s’installe au-delà de trois mois, les médecins la qualifient alors d’insomnie chronique.

On estime que 50% des insomniaques vivent avec ce trouble du sommeil depuis plus de 10 ans. On sait aujourd’hui que ce trouble progresse avec l’âge et touche plus fréquemment les femmes de plus de 55 ans. Les études ont également démontré que certaines habitudes de vie peuvent créer les conditions d’un terrain favorable : travail de nuit, environnement bruyant, présence de jeunes enfants perturbant le sommeil parental, métier stressant… dépression et anxiété sont par ailleurs retrouvées dans 50% des insomnies chroniques.

La médecine met en avant d’autres causes possibles, notamment des pathologies liées à des problèmes respiratoires, cardiaques ou endocriniens, des maladies neurologiques ou infectieuses ou des douleurs chroniques. Des traitements médicamenteux tels les corticoïdes ou les bêtabloquants peuvent également avoir un impact sur le sommeil.

 

Des solutions qui ont fait leurs preuves

L’insomnie est à présent prise très au sérieux et traitée suivant des protocoles précis, qui débutent par une consultation dans un centre du sommeil, en service hospitalier : bilan de vie et de santé du patient, suivi de nombreux examens tels une actimétrie et des enregistrements polysomnographiques, permettent d’évaluer qualitativement la composition du sommeil du patient.

Le processus permettant d’enrayer l’insomnie passera inévitablement par le fait d’adopter des règles strictes d’hygiène du sommeil : lever et coucher quotidiennement à la même heure, éviter de passer plus de 8 heures, proscrire les excitants après 17 heures, pratiquer une activité physique régulière, soigner sa literie sans hésiter de la changer si besoin…

Certaines approches favorisent des méthodes douces telles la relaxation, les thérapies comportementales et la luminothérapie. Mais des troubles aigües nécessitent parfois le recours à des hypnotiques ou des psychotropes en appui, sur une courte durée pour un soulagement rapide, permettant d’enclencher le processus de guérison.

 

 

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