Avons-nous besoin d’hiberner ?

Plus exactement, l’envie de rester sous la couette en période hivernale est-elle juste un plaisir lié au confort de notre couette, ou un réel besoin physiologique ? De nombreuses espèces animales éprouvent ce besoin irrépressible et naturel. L’homme en fait-il partie ?

 

 

Un besoin de confort hivernal

Nous avons tous eu le sentiment d’éprouver plus de difficultés à nous extirper de la chaleur douillette de notre couette durant les mois d’hiver. Et pour cause, l’homme est un mammifère qui, à l’instar d’autres espèces, peut adopter un comportement saisonnier. Sur ce point, et dans une moindre mesure, l’homme aurait plutôt tendance à s’approcher du fonctionnement de l’ours qui hiverne (et non hiberne, comme la marmotte peut le faire), ce qui signifie qu’il ralentit son activité, sans plonger dans la léthargie.

Nos modes de vie contemporains ont néanmoins grandement altéré ces besoins originels. L’évolution du confort de nos literies a également joué un rôle important dans la qualité de sommeil, et donc dans notre envie d’en profiter davantage lorsque les conditions climatiques sont moins favorables.

 

Besoin physiologique et causes psychologiques

Les études tendent donc à montrer que notre activité hivernale souffrirait d’un besoin de prolonger nos phases de sommeil. Les causes peuvent être multiples :
Chez certains individus, le besoin de sommeil peut revêtir un aspect psychologique qu’il ne faut pas négliger. Mais l’aspect physiologique demeure.

D’après les chercheurs, la cause la plus évidente qui nous pousse à prolonger notre temps de sommeil est plus à chercher du côté du manque de lumière. En hiver, la photopériode, c’est-à-dire le temps de luminosité, est beaucoup plus court qu’en été. Le fait que le soleil se lève plus tard affecte considérablement nos rythmes biologiques internes.

La bonne nouvelle est que céder à « l’appel de la couette » n’a que des effets positifs sur notre santé. Comme le rappellent certains spécialistes, en règle générale, nous avons tous une dette de sommeil et cela nous ferait sans doute beaucoup de bien de dormir une heure ou deux heures de plus chaque nuit. Alors, pourquoi s’en priver ?

 

 

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