A chacun son sommeil

Du soir ou du matin, gros ou petit dormeur, notre sommeil est unique et ne ressemble à aucun autre, du fait de notre programmation génétique. C’est la même chose pour ce qui concerne les troubles du sommeil qui, bien que pouvant être répartis sous de grands ensembles, sont distincts d’un individu à l’autre, rendant leur prise en charge toujours délicate. Sur ce sujet, une campagne de sensibilisation va prochainement être lancée.

 

 

Sommeil et santé : un lien indissociable

54% des français considèrent qu’ils ne dorment pas assez et 20% de la population serait insomniaque. En résumé, une personne sur cinq souffre d’un manque ou d’une mauvaise qualité de sommeil, avec de réels impacts sur la santé.

« Le sommeil ne sert pas seulement à récupérer ! », explique le Dr Patrick Lemoine, psychiatre, docteur en neurosciences et spécialiste du sommeil. « Prise de poids, diabète, maladies cardiovasculaires, hypertension, troubles du système immunitaire… un manque répété de sommeil nuit vraiment à la santé. Au même titre qu’une mauvaise hygiène alimentaire ou la sédentarité », insiste-t-il. Et d’ajouter : « Et comme nous sommes tous différents face au sommeil », le traitement de ses troubles ne peut pas être uniforme.

 

Campagne nationale de sensibilisation

« A chacun son sommeil » est le slogan d’une campagne nationale de sensibilisation et d’information lancée en mars prochain. Organisée entre autres par l’Institut du Sommeil et de la Vigilance (InSV), elle fera étape dans dix villes de France, à partir du 18 mars, afin de sensibiliser sur les liens entre le sommeil et la santé. Elle accentuera notamment ses efforts sur la pertinence d’une prise en charge individualisée des différents troubles du sommeil.

Comme le rappelle le Dr Lemoine, auteur de ‘Dormez’ (Hachette éditeur), les solutions sont nombreuses et ne passent pas systématiquement par des traitements médicamenteux, dont les sacrosaints somnifères : « De nombreuses alternatives fonctionnent très bien dans le traitement de l’insomnie. C’est le cas des thérapies cognitivo-comportementales (TCC), de la mélatonine et de certaines plantes. A condition qu’elles soient validées par des études contrôlées et avec un bon niveau de preuves ».

 

 

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